Agrandissement à Toulouse


Programme : Une maison de ville doit être agrandie pour permettre un peu plus de confort à une famille de 5 personnes. Les combles deviennent complètement habitables avec une surélévation et le séjour est agrandi par un volume prolongé d'une terrasse.
Informations techniques: La surélévation est traitée en maçonnerie et charpente traditionnelle. L'extension en rez-de-chassée est réalisée en ossature bois sur un plancher hourdis fondé sur puits pour préserver le mur mitoyen et l'enracinement du tilleul.



Architecture :
Le traitement en bandeau des baies de l'étage mettent en valeur le volume d'origine du bâtiment, les anciennes corniches deviennent les appuis de fenêtres. L'extension possède 3 puits de lumière à la jonction de l'ancien et du nouveau volume.

Les architectes






Le dessin de l'architecte rend visible mon rêve, donne forme à une géométrie dans laquelle je m'installe facilement.
J'envie sa capacité à créer et à subdiviser des espaces au moyen de sa seule raison. Au début je suis admirative des solutions qu'il propose, j'ai de vrais élans de passion envers celui qui réussit à mettre mes désirs sur le papier, puis tout doucement une partie de moi se dissocie, commence à devenir indisciplinée, et n'en fait plus qu'à sa tête.Les architectes savent-ils que construire ou restaurer est une manière de guérir le moi profond ? Savent-ils qu'on ne peut parler de chaque pièce qu'en abordant le sens symbolique qui lui correspond ? D. Caprioglio, Au coeur des maisons



La salle d'eau pour une personne âgée

Pour que les personnes âgées dépendantes puissent rester vivre chez elles, il convient souvent d'adapter l'aménagement des pièces, en particulier la salle de bains. 
Si l'espérance de vie augmente, les conditions de vie, elles, ne s'améliorent pas toujours. Dans son rapport sur l'adaptation de la société au vieillissement de la population, Luc Broussy évoque l'explosion des "très vieux valides", ces personnes âgées de 80 ans et plus, en suffisamment bonne santé pour vivre chez elles. Le conseiller général du Val-d'Oise rappelle malgré tout que le nombre de seniors en perte d'autonomie devrait augmenter de 400.000 d'ici 2030 (chiffres INSEE).
Difficultés pour marcher, s'assoir et se relever, se tenir debout longtemps, attraper certains objets, perte de mémoire ou de la notion du temps, vue et ouïe qui baissent... Autant d'obstacles majeurs au maintien à domicile de certaines personnes âgées. Luc Broussy prône une adaptation des logements existants dès maintenant, de manière à ce que "le quinqua d'aujourd'hui puisse vivre [en 2040] sa vieillesse dans un logement adapté".
Fin 2013, l'Agence nationale de l'habitat (Anah) et la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) estimaient que seuls 6% des logements étaient adaptés au vieillissement de la population. En plus des aides au maintien à domicile, comme l'APA (allocation personnalisée d'autonomie), des crédits d'impôts et aides à l'équipement de l'ANAH existent également.
La pièce la plus complexe à aménager ? La salle de bains ! C'est là que la plupart des 450.000 chutes à domicile se déroulent chaque année. 70% des chutes mortelles des seniors surviennent au sein même de leur logement, souvent mal agencé. Parmi les autres risques liés aux pièces d'eau, les brûlures, au contact de l'eau ou des tuyaux d'eau chaude. Mais c'est surtout l'accès à la baignoire qui s'avère complexe pour les personnes âgées.

Centre de Toulouse

Des combles inutilisés deviennent un joli petit appartement. Les poutres et le plancher rustiques sont rénovés; murs et plafonds sont isolés et doublés; des fenêtres de toit donnent de la lumière naturelle, insuffisante avec les petites fenêtres existantes.

La lumière du jour

La hauteur, la direction et la couleur de la lumière du jour varient selon l'orientation et l'heure de la journée.

Dans l'hémisphère nord, la lumière entrant par les fenêtres donnant au nord est le plus souvent diffuse, sans ombre, neutre ou bien légèrement grise, tout au long de la journée et de l'année.

La lumière d'une fenêtre donnant à l'est est maximale le matin. Elle est en général de basse altitude, avec des ombres douces, allongées; sa couleur varie du jaune au gris.

La lumière d'une fenêtre donnant au sud est dominante depuis la fin de la matinée jusqu'en milieu d'après-midi. Elle procure un rendu fidèle des couleurs, ainsi que des ombres fortes et bien dessinées.

La lumière d'une fenêtre donnant à l'ouest est maximale en fin d'après-midi et en début de soirée; elle offre une riche note orange dorée. Elle peut pénétrer profondément dans les bâtiments, et être parfois trop puissante.

Matthew Frederick (2007), 101 petits secrets qui font les grands projets, p.49. Dunod

Une Maison très classique à St-Geniès

Une maison très classique avec un confort très moderne ! Fondations très profondes, briques mono-murs, chauffage par le sol, pompe à chaleur, ventilation double-flux :  une maison avec un maximum d'inertie et un apport énergétique optimisé.
4 chambres, un bureau, un vaste séjour, garage, buanderie, caves en sous-sol.

L'Âme des Maisons

"Un couple qui transporte pierre par pierre la demeure qu'il vient d'acquérir pour la reconstruire en un autre endroit, une fille qui démolit de ses mains la maison de sa mère, un homme qui consacre sa vie à se construire un donjon, une femme qui ne parvient jamais à se trouver une maison... Rien de ce qui se passe avec une demeure n'est innocent ou fortuit."   
La lecture de "L'âme des Maisons" de l'écrivain et psychologue François Vigouroux est très intéressante. (6,5€ en édition poche, Pluriel PUF)

Maison à Lescure


Programme: Une maison de plain pied pour une famille de 5 personnes, séparation des espaces 'enfants' et 'parents'.

Informations techniques : Le terrain très argileux exige des fondations profondes réalisées en pieux de 7m de profondeur.




Architecture: Choix d'un beau volume intérieur pour la partie séjour et cuisine, réalisé avec une charpente contemporaine en poutres bois lamellé-collé.

Les rôles de l'architecte

L'architecte compose et aménage l'espace.
Il répond aux attentes de chaque usager en veillant au respect de l'intérêt collectif.

- Il (elle !) analyse le site et son environnement.

- Il (elle !) dresse les plans de la construction.

- Il (elle !) choisit les matériaux de construction.

- Il (elle !) participe à la sélection des entreprises.

- Il (elle !) dirige les travaux.

En France il y a environ 27000 architectes inscrits à l'Ordre sur 40 000 diplômés (chiffres 2005); soit 45 architectes pour 100 000 habitants (pour 148 en Italie !). 1/5ème des architectes sont des femmes.

Le DPLG est le diplôme d'architecte délivré par le gouvernement.
La profession d'architecte est organisée par un Ordre placé sous la tutelle du ministère de la culture.

Chambre d'enfant de 3 à 6 ans

Le bien-être de nos bouts de choux est conditionné, au même titre que les adultes, par leur environnement direct. La chambre représente leur espace personnel par excellence. Ils y dorment bien sûr, mais y passent également beaucoup de temps à jouer et pratiquer leurs activités favorites. La chambre est un lieu où ils se développent à tous les niveaux.

L'organisation de la chambre d'un enfant entre trois et six ans doit être en adéquation avec son âge et avec ses envies. Mais attention, ce n'est pas parce que votre fils de cinq ans est fan de l'homme araignée qu'il faut tapisser les murs de Spider-man !


Les centres d'intérêt changent en effet rapidement à ces âges, et modifier la décoration tous les ans pourrait être difficile à assumer financièrement.
Optez donc plutôt pour une peinture ou un papier peint uni que vous choisirez avec votre enfant. Pour la fantaisie et le respect des désirs de ce dernier, misez plutôt sur l'habillage du lit. 
Ainsi, lorsque l'enfant se lasse, ou devient trop grand, pas besoin de refaire entièrement la décoration, il vous suffira de changer cet élément.
Le plus important dans une chambre d'enfant est certainement d'organiser l'espace pour favoriser son autonomie.
"les meubles à vêtements doivent être accessibles pour qu'il commence à s'habiller seul. Ses jouets doivent également être à portée de vue et de main, autrement, ils ne seront pas utilisés. De plus, prévoir des étagères murales ou des meubles casiers-bas pour que l'enfant puisse exposer ses jouets ou les mises en scènes qu'il peut inventer, est un point essentiel. L'enfant de trois à six ans vit beaucoup dans son imaginaire !" J-L Lallemand
Il doit pouvoir investir sa chambre et la maîtriser sans avoir à faire appel à un adulte.
Lorsque l'on s'intéresse à l'aménagement des chambres la question de la sécurité arrive rapidement sur le tapis. Les accidents peuvent être évités, mais comment les prévenir ?
"Pour un enfant qui passe du lit de bébé à un lit junior, l'on peut positionner le lit le long d'un mur si le petit bouge beaucoup dans son sommeil et que l'on craint les chutes. La solution des barrières de lits peut également être envisagée pendant quelques mois", conseille J-L Allemand.
Les lits-cabanes peuvent être une alternative ludique aux barrières de sécurité.
De plus, dans la chambre, il est conseillé de dégager l'espace central pour éviter les chutes sur les coins de meubles, causes fréquentes de blessures. Tous types d'obstacles sont à éviter.
Le lit est l'élément principal d'une chambre d'enfant, c'est sans doute également le point le plus sensible lors de l'aménagement de cet espace. L'on se demande s'il faut le prendre plus grand, au cas où le petit grandisse vite, ou adapté à sa taille du moment, quitte à le changer dans six mois...
Le choix se fait en fonction de deux critères clairement identifiés : son âge et la taille de la chambre.
"Pour des enfants de trois à six ans, un lit de 90 cm est tout à fait adapté. Si vous avez de la place, un lit de 120 cm est idéal pour permettre à l'enfant de le conserver longtemps. Le lit de 140 cm, réclamé souvent par les préadolescents peut être un bon compromis pour rentabiliser votre investissement", précise J-L Lallemand.
Plus que la taille du lit, l'élément essentiel est sans doute le choix du matelas. Même s'il est léger, un enfant a besoin d'un matelas de bonne qualité. La qualité du sommeil de l'enfant est primordiale pour son développement psychique et psychomoteur.
Un point maintenant sur la règlementation. La vente du lit haut ou mezzanine pour les enfants de moins de six ans est interdite. Les tout petits apprécient de dormir en hauteur, vous pouvez donc opter pour un lit légèrement rehaussé (à 80 cm de hauteur), que l'on appelle aussi lit compact bas, plus adapté.
Faut-il anticiper le développement de l'enfant lors de l'aménagement de sa chambre ? Voici une question qui trotte dans la tête de beaucoup de parents depuis l'invention des meubles évolutifs.
En effet, l'aménagement de la chambre de l'enfant peut constituer un investissement important, et ne pas avoir à changer de lit toutes les deux ans peut constituer une réelle économie.
"Acheter un lit extensible qui passe par les étapes 90 puis 120, pour finir à 140 cm est tout à fait pertinent car il accompagnera l'enfant jusqu'à son adolescence", explique J-L Lallemand.
Cependant, faites attention aux lits évolutifs à thème, en trois ans, l'enfant se lassera de la thématique et l'investissement aura été vain.
C'est bien connu, l'enfant joue et aime jouer. Aimant être proche de ses parents, il ne le fait pas toujours dans sa chambre, mais il est toutefois important de lui réserver un espace pour qu'il puisse se prêter à ses jeux.
La proportion de place laissée à cet effet dépend évidemment de la place disponible dans la maison ou la pièce.
Certains meubles sont à privilégier dans les chambres des petits. "De trois à douze ans, les enfants aiment être au sol. Une table basse est toujours appréciée, tout comme les rangements accessibles ou les surfaces d'exposition pour la mise en scène", explique  J-L Lallemand.
Entre trois et six ans, l'enfant n'a pas encore de travail scolaire.
En revanche, il aime s'adonner à des activités manuelles comme le dessin, ou le petit bricolage. Il faut donc tout de même penser à un bureau, ou une table d'activité à sa hauteur sur laquelle il pourra s'installer.
Malgré les idées reçues, le partage de la chambre dans une fratrie est assez apprécié par les enfants : cela les rassure et ils aiment pouvoir discuter au moment du coucher.
"Jusqu'à six ans, la notion d'intimité liées aux différences de sexe n'existe pas encore. Toutefois, si l'on souhaite créer de l'intimité ou légèrement cloisonner, l'usage de bibliothèque ou de casiers est tout à fait appropriée", conseille J-L Lallemand.
Les aménagements à l'aide de paravents ou de rideaux seront aussi d'une grande aide pour créer des espaces bien délimités.
article présenté sur Maison à part - Amélie Pierquin - 28/08/2014

Une salle de bains minimaliste

Un espace réduit, un dessous d'escalier ...
Juste ce qu'il faut pour :
une baignoire avec son pare-douche,
un grand meuble vasque,
une cuvette.
Les carreaux identiques sols et murs mettent en valeur le bois du dessous d'escalier, l'arrondi de la baignoire et la niche dans le mur.
la porte escamotable évite la perte de place.

Que faire avant de contacter un architecte ?

Avant de se lancer dans un projet plusieurs préalables sont nécessaires:
  • qui en sera le Maître d' Ouvrage (= le propriétaire du bâtiment) ? une personne seule, un couple, une SCI, une institution, ...
  • de quels moyens dispose-t-on ? un capital disponible, un niveau d'emprunt acceptable par son banquier ...
  • quels sont les futurs usages du bâtiment ?
Pour ce dernier point, l'idéal est de commencer à écrire un programme du projet :

  • tous les partenaires de la maîtrise d'ouvrage doivent participer à cette rédaction (pour une maison, il est idéal que les 2 membres du couple rédigent ensemble)
  • lorsqu'on a déjà un bâtiment, la critique de celui-ci permet de savoir mieux ce que l'on veut.
  • le programme comporte la description de toutes les pièces :
    • usage (séjour, chambre, ....)
    • surface à peu près
    • relation des pièces entre elles
    • équipements des pièces
A partir de ces données vous pouvez déjà demander à un architecte si, vos envies, vos besoins, sont réalistes par rapport à vos moyens.

Maison à Ayguesvives

Programme : Cette maison a été réalisée pour un ménage souhaitant accueillir ses petits enfants lors des vacances. Elle comporte un niveau principal d'habitation, adapté aux personnes à mobilité réduite avec le séjour, la cuisine, 2 chambres et une salle d'eau. Ce niveau s'ouvre directement sur la terrasse et la piscine. Au-dessus, une rochelle et un bureau; au-dessous, les garages, l'atelier, la zone buanderie et chaufferie.
Informations techniques : Des panneaux solaires en tubes sous vide, assurent en hivers le chauffage de la maison et, en demi-saison, le chauffage de la piscine, toute l'année, l'eau chaude. En cas de grand froid, une chaudière gaz se met automatiquement en route pour un appoint.
La façade principale est protégée du vent d'autan par un redant.
Architecture : le terrain est en pente forte avec une très belle vue vers l'est. Le règlement d'urbanisme donnait l'obligation du sens de pente du toit, la façade Sud s'est donc trouvée être un pignon, sur lequel il s'agissait d'installer les panneaux solaires.

La conception du projet

Lorsque toutes les contraintes du projet sont connus, votre architecte peut s'engager dans la conception de celui-ci.

Les règles d'urbanisme vont donner les limites constructibles du terrain, à la fois en surface au sol et en hauteur. Si le terrain est grand il va être possible de choisir l'orientation préférentielle du bâtiment, par rapport au soleil, au panorama, ....

Le fonctionnement intérieur va guider la répartition des pièces ; on va choisir ce qui se trouvera au même niveau, ce qui ouvre de plein pied vers la terrasse ou le jardin, les pièces pouvant se trouver en étage, la distribution depuis le garage, depuis l'entrée ....

Les goûts du maître d'ouvrage vont se traduire dans :
- la forme des plafonds, plats ou rampants
- le style des ouvertures , traditionnelles ou contemporaines
- le choix des finitions
- ...

Cabinet dentaire à Merville



Réalisation d'un double cabinet dentaire dans une bâtisse ancienne.

Où recevez-vous : dans la cuisine ou dans le salon ?


Un article écrit avec Anne Lamy
Nous ne recevons pas notre patron comme notre meilleur ami… Que raconte notre façon d’inviter ? Pour donner quelle image de nous ?
« Cuisine ou salon ? » : la question est récente, en fait…
La cuisine a longtemps été une pièce utile, où l’on accueillait le facteur, les éboueurs… mais pas les invités ! Eux, ils avaient droit au salon ou à la salle à manger. La question « Cuisine ou salon » se pose aujourd’hui car les codes ont changé : dans bien des familles, on reçoit comme on est, sans façons. Pour d’autres, la réception reste un moment particulier, qui s’accompagne d’un apparat (couvert, etc.). D’ailleurs, il est instructif de réfléchir à la façon dont on reçoit : plutôt 4/6 invités ou de grandes tablées ? Repas à la bonne franquette ou « grande » cuisine ? Selon les cas, il faudra concevoir une cuisine où l’on peut dîner à plusieurs, ou un séjour où l’on déplace les fauteuils pour faire salle à manger.
Il n’y a donc plus une pièce « cachée », et une autre, où l’on s’affiche ?
La cuisine est désormais un lieu où l’on se reçoit. Mais pour l’exposer, il faut la rendre présentable. Les cuisinistes l’ont bien compris : aujourd’hui, on affiche son standing avec une cuisine suréquipée, esthétique… même si on y mange jambon-purée ! Dans le même temps, les hommes ont investi le lieu. Enfin, l’acte de cuisiner a été revalorisé ; ce n’est plus une activité solitaire, qui dégage des odeurs, salit, se fait dans un espace caché. Cela dit, les jours de grande cuisine, la pièce devient impraticable avec des invités ! En revanche, pour recevoir à l’improviste, c’est l’endroit idéal. Il suffit de la ranger et de la parer (serviettes, verres) pour lui donner l’allure d’une pièce de réception. On y recevra ses proches - mais pas son patron- et sans doute pas pour le réveillon !
L’heure est donc à la polyvalence…
Oui, notamment dans le séjour. Il est dédié au collectif, et pluriactivités : il y a un coin télé, un coin ordinateur, un coin Wii, un coin réception. Chacun vaque à son activité, tout en restant en interaction avec l’entourage. Cette polyvalence a déjà existé. Au Moyen-Age, la vie se déroulait dans une seule pièce, dont la destination changeait au fil de la journée : d’abord salon, puis chambre à coucher. Il y avait du personnel pour transporter matelas et meubles ! Ensuite, cette pièce unique a subsisté dans les milieux modestes, tandis que les riches spécialisaient leur logement, pour dédier une seule fonction à chaque pièce. Désormais, on assiste au mouvement inverse…
Accueillir du monde, c’est toujours se mettre en scène ?
Il y a toujours une mise en scène, de soi, de son couple, de sa famille. Chacun a fait un effort pour jouer le jeu : la maison est rangée, les enfants viennent saluer les invités, tout le monde s’est habillé. Les codes de ce jeu social varient selon le degré d’intimité avec les invités, le rang social qu’on leur attribue, le désir ou non de « marquer le coup ». L’intérêt, de nos jours, c’est que le lieu de réception ne suffit plus à dire qui l’on est. Car la frontière s’estompe entre cuisine et séjour : souvent, la cuisine n’est plus séparée du salon, dont elle devient presque l’un des « coins ». Mais quand la famille reçoit, pour marquer ce temps exceptionnel, on pare son chez-soi : on décore, on met des guirlandes, des bougies, etc. C’est cette intention – davantage que le lieu – qui va signifier combien on en fait un temps à part. Grâce à tout ce qu’on y met de soi…

Encore une "Toulousaine" rehaussée





2 chambres d'enfant,
une salle de bains,
un espace de jeux en plus,
pour cette famille de la rue Valentin.

Petit agrandissement à Fontenilles


Une petite maison de plain pied


L'existant en forme de L est transformé en un séjour avec bureau.

Une aile est ajoutée avec 2 chambres et la salle d'eau.


Quel éclairage pour quelle pièce ?

On n’éclaire pas de la même façon une cuisine et une chambre à coucher, c’est évident. Chaque pièce de la maison - et plus largement, chaque activité de la famille - requiert une lumière adaptée, parfois directe et vive, parfois indirecte et chaleureuse. "Un bon éclairage s’adapte aux habitants et à leur vie" .
Une activité, un éclairage
Avant de choisir le mode d’éclairage et les luminaires d’une pièce, il convient de lister les activités qui s’y dérouleront. "Partir du besoin, pour définir l’ambiance". "Dans chaque pièce, il y a des scenarii complexes, qu’il convient de prendre en compte".
 Une pièce sert à trois activités ? Imaginez-lui trois ambiances lumineuses différentes et complémentaires. "Un éclairage d’accentuation est nécessaire pour un coin dédié au travail" . Si la chambre contient également le coin bureau, prévoyez une lumière douce indirecte pour éclairer l’ensemble, une lampe de bureau (environ 500 lux), et une liseuse sur la table de chevet, pour la lecture au creux du lit. Aucune lumière trop vive dans cette pièce, destinée au repos.
 De la même manière, dans la salle à manger, une suspension placée au dessus de la table crée un éclairage direct suffisant. Attention, cependant, à choisir une lampe qui ne modifie par les couleurs, comme un halogène, pour ne pas couper l’appétit de vos convives... L’ambiance lumineuse joue en effet sur la perception du goût. 

Multiplier les sources de lumière dans le séjour


"On n’utilise pas assez de points de lumière" . En aménageant son habitat, on va généralement au plus simple : l’éclairage central. Ce n’est pourtant pas la meilleure solution, ni pour créer une ambiance chaleureuse dans la pièce, ni pour éclairer des zones précises où l’on a besoin de plus de lumière.

En associant différentes sources de lumière, positionnées de manière stratégique, vous obtiendrez un meilleur confort d’éclairage dans les pièces à vivre. "Pour varier l’ambiance, il suffit alors d’allumer et d’éteindre certaines lampes" . Vous pourrez même installer des interrupteurs à gradation de lumière, pour tamiser le salon.

On optera donc pour plusieurs types de luminaires, suspensions, lampadaires ou objets lumineux, pour créer une ambiance générale chaleureuse dans le séjour. Ne négligez pas pour autant les autres activités de la pièce : une liseuse pour le coin bibliothèque, des spots pour mettre en valeur les tableaux, etc. Et n’oubliez pas que les lampes dans le salon peuvent aussi être des objets de décoration à elles seules !
Eclairage latéral dans la salle de bains
Les femmes qui se maquillent le savent : le choix de la lumière dans la salle de bains est délicat et crucial. Les lampes à incandescence sont réputées donner meilleur mine que les fluocompactes. Quel que soit le type de lampes choisi, l’éclairage doit être très bon partout dans la pièce - sans être aveuglant bien sûr. On peut opter pour un plafonnier pour éclairer l’ensemble de la pièce. "Un éclairage d’accentuation est judicieux, pour apporter un meilleur rendu" . On conseille, par exemple, les éclairages latéraux, de part et d’autre du miroir, plutôt qu’un spot placé au dessus du lavabo. Ne négligez pas la sécurité ! Dans la salle de bains comme dans toutes les pièces humides, les lampes doivent répondre à la norme IP, qui assure leur résistance aux éclaboussures. Une distance de sécurité est imposée entre les éclairages et la baignoire ou la douche. Aucune lampe ne peut se trouver à moins de 2,25 m au dessus de la baignoire, et seuls les éclairages de classe II sont autorisés à moins de 60 cm d’elle.
Une cuisine bien éclairée
La cuisine, autrefois réservée au travail de la ménagère, est aujourd’hui un lieu de vie à part entière. Optez pour un éclairage direct de toutes les zones de "travail" : le plan de travail, la cuisinière (une lampe dans la hotte par exemple), etc. La table à manger se contentera d’une lumière douce et chaleureuse, placée juste au dessus d’elle. On préfèrera une lumière blanche, forte sans être aveuglante. Multipliez les petits spots au dessus du plan de travail s’il est grand, plutôt que de choisir un long halogène, dont la lumière pourrait devenir gênante. Au-dessus de l’évier, une lumière douce suffit. Comme pour la salle de bains, des règles de sécurité existent quant à l’emplacement des luminaires. Ne les négligez pas !